
Un logement construit en 1935, un appartement récent en copropriété et une maison équipée d’une installation électrique ancienne ne nécessitent pas forcément les mêmes diagnostics immobiliers. La liste des documents à fournir dépend du bâtiment, de ses équipements, de sa localisation et surtout de l’opération envisagée : vente ou location.
Pour un propriétaire, l’enjeu consiste à constituer un dossier de diagnostic technique (DDT) adapté au bien, sans oublier un contrôle obligatoire ni commander des prestations superflues. Pour un acquéreur ou un locataire, ces documents permettent de connaître certains risques sanitaires, techniques, environnementaux et énergétiques avant de s’engager.
La méthode la plus fiable repose sur trois vérifications : identifier les caractéristiques exactes du logement, déterminer les obligations correspondantes et contrôler la validité des rapports déjà disponibles. Il faut ensuite compléter cette analyse par une lecture attentive des résultats, car un diagnostic présent dans le dossier ne signifie pas que le logement est exempt de défauts.
Les points essentiels sur les diagnostics immobiliers
- Les obligations varient selon l’âge du bâtiment, les installations, le zonage réglementaire et la nature de l’opération.
- Un diagnostic déjà réalisé peut être réutilisable, mais sa durée de validité et son périmètre doivent être vérifiés.
- Avant une vente, les risques importants doivent être identifiés suffisamment tôt pour éclairer le prix, les travaux et les conditions de l’acquisition.
- Pourquoi tous les logements n’ont-ils pas les mêmes diagnostics obligatoires ?
- Comment identifier les diagnostics nécessaires avant de mettre un logement en vente ?
- Vente ou location : quels diagnostics peuvent différer pour un même logement ?
- Quels diagnostics faut-il refaire lorsqu’un dossier immobilier est ancien ?
- Quand commander les diagnostics avant une vente immobilière ?
- Comment vérifier les points énergétiques d’un logement pendant une visite ?
- Comment repérer les signes visibles d’une installation électrique vieillissante pendant une visite ?
- Comment préparer un achat immobilier sans découvrir les risques après l’offre ?
Pourquoi tous les logements n’ont-ils pas les mêmes diagnostics obligatoires ?
Tous les logements ne sont pas soumis aux mêmes diagnostics immobiliers parce que leurs caractéristiques ne les exposent pas aux mêmes risques. L’année de construction, la date du permis de construire, l’ancienneté des installations, la localisation et le type de transaction déterminent les contrôles obligatoires. Ces conditions doivent être examinées ensemble, et non séparément.
Chaque diagnostic répond à un objectif identifié. Le constat de risque d’exposition au plomb (CREP) recherche notamment un risque sanitaire lié aux anciens revêtements. L’état relatif à l’amiante renseigne sur certains matériaux pouvant présenter un danger lors de leur dégradation ou de travaux. Les diagnostics gaz et électricité portent sur la sécurité des installations, tandis que le DPE renseigne sur la performance énergétique et climatique.
Les principaux critères de déclenchement sont les suivants :
- Construction antérieure au 1er janvier 1949 : le CREP est notamment requis dans les conditions prévues pour la vente ou la location.
- Permis de construire antérieur au 1er juillet 1997 : des obligations relatives à l’amiante s’appliquent.
- Installations de gaz ou d’électricité âgées de plus de 15 ans : les états correspondants sont normalement requis dans les opérations concernées, sous réserve des dispositifs équivalents prévus par les textes.
- Localisation dans un périmètre réglementé : elle peut déclencher un diagnostic termites, un état des risques ou une information sur le bruit des aérodromes.
- Mode d’assainissement : il détermine notamment les obligations de contrôle des installations d’assainissement non collectif.
La simple présence de bois dans un bâtiment n’impose donc pas automatiquement un diagnostic termites. Celui-ci dépend d’abord de l’existence d’un arrêté préfectoral délimitant une zone concernée. De même, le plomb ne dépend pas d’une zone géographique générale pour les logements soumis au CREP, mais principalement de leur ancienneté.
Il convient également de distinguer les diagnostics techniques des documents complémentaires : informations sur la mérule, carnet d’information du logement ou documents collectifs de copropriété ne constituent pas tous des diagnostics individuels à commander.
La fiche de Service Public sur les diagnostics obligatoires en cas de vente présente les conditions d’application selon le type de logement.
Cette première sélection doit ensuite être confrontée à la situation réelle du bien et à l’opération envisagée, en particulier lorsqu’il s’agit de préparer une vente.
Comment identifier les diagnostics nécessaires avant de mettre un logement en vente ?
Pour identifier les diagnostics nécessaires avant une vente, rassemblez les informations techniques du logement, comparez-les aux obligations réglementaires et faites confirmer la composition du dossier par le notaire. Le DDT doit correspondre au bien effectivement vendu : une maison individuelle et un lot de copropriété ne présentent pas nécessairement les mêmes obligations.
La démarche commence par une fiche descriptive réunissant l’adresse, le type de bâtiment, l’année de construction, la date du permis lorsque celle-ci est utile, la surface, les équipements de gaz et d’électricité, le mode d’assainissement et les diagnostics existants.
Cette fiche permet de faire un premier tri entre les documents systématiquement attendus, ceux dépendant d’un critère technique et ceux liés à un zonage. La liste peut notamment comprendre le DPE, le CREP, l’amiante, les états gaz et électricité, les termites, l’état des risques, l’état relatif au bruit et le contrôle d’assainissement applicable.
En France métropolitaine, la vente de certaines maisons individuelles ou d’immeubles d’habitation en monopropriété classés E, F ou G implique également un audit énergétique réglementaire. Cet audit complète le DPE et ne doit pas être confondu avec lui.
Le vendeur a intérêt à soumettre sa première liste au notaire dès la préparation de la commercialisation. Celui-ci vérifie les pièces nécessaires à la sécurité juridique de la transaction, sans se substituer au diagnostiqueur pour les investigations techniques.
En copropriété, une distinction supplémentaire s’impose entre les parties privatives et les parties communes. Le vendeur doit produire les diagnostics relevant de son lot, tandis que certains documents concernant l’immeuble, notamment ceux relatifs aux parties communes, sont détenus ou établis dans le cadre de la copropriété. Ils peuvent être demandés au syndic sans nécessairement commander de nouveaux contrôles individuels.
L’article L271-4 du Code de la construction et de l’habitation encadre la remise du dossier de diagnostic technique lors de la vente et les conséquences de certaines absences. Celles-ci varient selon le document concerné : il serait incorrect de considérer que toute omission entraîne automatiquement l’annulation de la transaction.
Le DDT est normalement annexé à la promesse de vente ou, en l’absence de promesse, à l’acte authentique. Certains documents, comme l’audit énergétique lorsqu’il est obligatoire, doivent même être présentés plus tôt.
Une fois la liste établie, il reste à distinguer les pièces exigées pour vendre de celles nécessaires pour louer le même logement.
Vente ou location : quels diagnostics peuvent différer pour un même logement ?
Un même logement peut nécessiter des diagnostics différents selon qu’il est vendu ou loué. Les deux opérations impliquent un dossier de diagnostic technique, mais sa composition, les modalités de remise et la durée de validité de certains documents varient. Un ancien dossier locatif ne suffit donc pas nécessairement pour mettre le bien en vente.
La vente impose notamment, selon les caractéristiques du bien, un diagnostic termites, des informations sur l’assainissement ou un audit énergétique réglementaire. Ces documents ne figurent pas tous parmi les pièces habituellement exigées pour un bail d’habitation.
En location, le dossier comprend notamment le DPE, le CREP pour les logements concernés, les états des installations intérieures de gaz et d’électricité ainsi que les informations sur les risques et le bruit lorsque leur situation l’exige.
Le document relatif à l’amiante mérite une attention particulière : pour les locations d’habitation concernées, il doit être tenu à la disposition du locataire, mais n’a pas à être systématiquement annexé au bail.
| Document | Vente | Location d’habitation |
|---|---|---|
| DPE | Requis sauf exceptions | Requis sauf exceptions |
| CREP | Selon l’ancienneté du logement | Selon l’ancienneté du logement |
| Gaz et électricité | Selon l’âge des installations | Selon l’âge des installations |
| Amiante | État à fournir selon les conditions applicables | Document à tenir à disposition selon le cas |
| Termites | Selon le zonage réglementaire | Pas de diagnostic termites généralement annexé au bail d’habitation |
| Audit énergétique réglementaire | Pour certaines ventes de bâtiments classés E, F ou G en métropole | Pas d’obligation équivalente dans le DDT locatif courant |
La fiche de Service Public sur les diagnostics à fournir au locataire précise la composition du dossier applicable aux locations d’habitation meublées et non meublées concernées par ce régime.
Les conséquences d’un défaut de remise ne sont pas identiques. En vente, certains manquements peuvent empêcher le vendeur de s’exonérer de la garantie des vices cachés correspondante. En location, des omissions peuvent engager la responsabilité du bailleur et, selon les circonstances, fonder des demandes du locataire. Une réduction de loyer ou une annulation n’est toutefois pas automatique pour toute pièce manquante.
Les locations touristiques, les logements soumis à des conventions particulières et les relations contractuelles impliquant certains organismes peuvent relever de règles spécifiques. Le régime juridique doit être identifié avant d’appliquer la liste destinée aux locations de résidence principale.
Lorsqu’un bien change d’usage ou de propriétaire, il faut aussi contrôler l’âge de chaque rapport avant de décider s’il peut être réutilisé.
Quels diagnostics faut-il refaire lorsqu’un dossier immobilier est ancien ?
Lorsqu’un dossier immobilier est ancien, il faut refaire les diagnostics expirés, ceux dont le régime de validité a changé et ceux qui ne correspondent plus à l’état ou à l’opération concernant le logement. La date du rapport ne suffit pas : son résultat, les règles transitoires et l’usage prévu déterminent sa réutilisation.
Les délais diffèrent sensiblement selon les documents. Certains restent valables longtemps, tandis que d’autres doivent être renouvelés quelques mois après leur établissement. Un rapport encore utilisable pour une location peut également être périmé pour une vente.
| Diagnostic | Vente | Location ou particularité |
|---|---|---|
| DPE | 10 ans en principe | 10 ans en principe, sous réserve des règles transitoires |
| CREP avec plomb au seuil réglementaire | 1 an | 6 ans |
| CREP sans plomb au seuil réglementaire | Durée illimitée en principe | Durée illimitée en principe |
| Électricité | 3 ans | 6 ans |
| Gaz | 3 ans | 6 ans |
| Termites | 6 mois maximum | Non requis dans le DDT locatif courant |
| Amiante | Validité dépendant notamment de la date et du résultat du repérage | Régime dépendant du document applicable |
Ces durées sont des repères à confronter aux conditions réglementaires précises. Pour le CREP, par exemple, la présence de plomb au seuil retenu détermine si le document doit être renouvelé. Il ne faut donc pas appliquer automatiquement une durée de six ans à tout constat plomb utilisé pour une location.
Pour l’amiante, un repérage ancien, même présenté comme sans limite de durée, peut nécessiter des vérifications complémentaires, notamment s’il a été réalisé avant certaines évolutions réglementaires ou si son périmètre ne correspond plus au bien.
Le DPE illustre aussi l’importance des périodes transitoires. Les diagnostics établis avant le 1er juillet 2021 ne sont plus valables en octobre 2026, même lorsque leur âge apparent reste inférieur à dix ans. Les DPE établis depuis cette date peuvent bénéficier des dispositions d’actualisation prévues, notamment après l’évolution du calcul applicable en 2026.
La page du ministère chargé du logement sur le diagnostic de performance énergétique expose la validité générale du DPE, son identification et ses conséquences réglementaires.
Pour auditer un dossier existant, il faut examiner la date d’émission, le résultat, la validité applicable à l’opération et le périmètre du contrôle. La certification du diagnostiqueur à la date de réalisation constitue également un point à vérifier. Une modification importante du bien depuis la visite technique peut justifier une nouvelle analyse.
Les rapports à durée courte, notamment ceux concernant les termites ou certains états des risques, demandent une vigilance particulière entre la promesse et l’acte définitif.
Cette revue documentaire doit être réalisée avant de fixer définitivement les rendez-vous, afin de commander les nouveaux contrôles au moment opportun.
Quand commander les diagnostics avant une vente immobilière ?
Les diagnostics immobiliers doivent être commandés assez tôt pour permettre la commercialisation et la signature de la promesse avec les informations requises, mais en tenant compte de leur durée de validité. Le DPE doit être disponible dès la mise sur le marché dans les conditions applicables, tandis que les contrôles de courte durée doivent être coordonnés avec le calendrier de vente.
Il est généralement préférable de commencer par récupérer les rapports existants, puis de commander les diagnostics manquants ou périmés. Le délai de rendez-vous d’un diagnostiqueur, la nécessité d’accéder aux installations et la disponibilité des documents techniques peuvent influencer le calendrier.
Le DPE mérite d’être obtenu en amont de la diffusion de l’annonce, puisqu’il contribue à l’information énergétique des candidats. Découvrir tardivement une mauvaise étiquette peut provoquer une révision du budget de l’acquéreur, notamment si des travaux importants deviennent nécessaires.
Pour une vente soumise à un audit énergétique réglementaire, celui-ci doit être remis à l’acquéreur potentiel dès la première visite. Il ne suffit donc pas de programmer sa réalisation juste avant la signature définitive.
Les diagnostics à validité courte doivent faire l’objet d’une planification spécifique. Dans une vente longue, un état termites peut devoir être renouvelé, notamment lorsqu’il a dépassé sa durée de six mois au moment auquel il doit être produit.
Préparer les diagnostics de vente en cinq actions
- Rassembler les informations du logement : produire une fiche indiquant construction, installations, surface et localisation.
- Inventorier les rapports existants : établir un tableau avec leur date, leur résultat et leur périmètre.
- Identifier les pièces manquantes : obtenir une liste de contrôles à réaliser, à faire confirmer par le notaire.
- Planifier les interventions : préparer un calendrier indiquant les rendez-vous et les échéances de validité.
- Contrôler le dossier reçu : constituer un DDT lisible, regroupant les rapports et les éventuels renouvellements nécessaires.
Dans le cas d’une offre reçue rapidement, cette préparation limite le risque de signer un avant-contrat sans disposer des informations attendues. La qualité d’acquéreur professionnel ne dispense pas automatiquement le vendeur des obligations réglementaires applicables.
Il est également utile de prévoir une marge pour les vérifications complémentaires qu’un premier diagnostic pourrait rendre nécessaires, sans supposer que chaque anomalie impose systématiquement des travaux avant la vente.
Pour l’acquéreur, le dossier obtenu n’est toutefois qu’un point de départ : la visite permet de confronter les informations techniques à l’état apparent du logement.
Comment vérifier les points énergétiques d’un logement pendant une visite ?
Pendant une visite immobilière, vérifiez les étiquettes du DPE, le système de chauffage, la qualité apparente de l’isolation, les fenêtres et les équipements de régulation. Ces observations ne remplacent pas le diagnostic, mais elles permettent de repérer les écarts éventuels entre les informations remises et les caractéristiques visibles du logement.
Le DPE classe les logements de A à G à partir de leur performance énergétique et climatique. Il présente des consommations et émissions conventionnelles, calculées suivant une méthode réglementaire. Il ne prédit donc pas exactement le montant des factures d’un futur occupant, qui dépend notamment des usages réels, des températures choisies et des conditions d’occupation.
La lecture du document doit distinguer la consommation d’énergie, les émissions de gaz à effet de serre et l’estimation des dépenses énergétiques. Cette dernière n’est pas une facture certifiée. Le numéro d’identification du DPE et sa date constituent également des repères utiles pour en vérifier la cohérence.
Sur place, plusieurs observations peuvent enrichir la lecture du rapport :
- Combles et toiture : demander la nature, l’âge et, si elle est connue, l’épaisseur de l’isolation.
- Fenêtres : repérer le type de vitrage, l’état des joints et les éventuelles sensations de courant d’air.
- Chauffage : identifier l’équipement principal, son ancienneté et les justificatifs d’entretien disponibles.
- Régulation : rechercher les thermostats, programmateurs et dispositifs de réglage.
- Planchers et ventilation : relever les sensations de froid, les traces d’humidité et les équipements visibles sans en déduire une cause certaine.
Un logement classé F ou G ne doit pas être écarté uniquement sur la base de son étiquette. L’enjeu consiste à examiner la faisabilité technique et financière d’une rénovation. L’isolation, les équipements de chauffage et la ventilation doivent être étudiés comme un ensemble cohérent plutôt que comme des travaux indépendants.
Une estimation professionnelle peut ensuite préciser les interventions possibles et leurs coûts. Les recommandations du DPE, de portée indicative, ne remplacent ni une étude technique détaillée ni des devis d’entreprises. Les aides publiques éventuellement mobilisables doivent être vérifiées à la date du projet.
La performance énergétique influence également la possibilité de louer ultérieurement le logement. En France métropolitaine, les logements classés G sont concernés par les restrictions progressives de mise en location depuis 2025, avec une extension prévue aux classes F en 2028 puis E en 2034, selon le régime applicable.
Un investisseur doit donc intégrer les contraintes de décence énergétique à son calcul, au même titre que le prix d’achat et les charges prévisionnelles.
L’examen des installations doit se poursuivre avec la sécurité électrique, dont certains signes de vétusté peuvent être remarqués sans manipulation technique.
Comment repérer les signes visibles d’une installation électrique vieillissante pendant une visite ?
Une installation électrique vieillissante peut présenter des indices visibles : ancien tableau à fusibles, prises détériorées, fils apparents ou appareillages endommagés. Ces signes justifient une vérification, mais ne permettent pas à eux seuls de conclure à une non-conformité. Seul un examen professionnel adapté peut apprécier les anomalies relevant du diagnostic réglementaire.
Le tableau de répartition constitue un premier point d’observation. Lorsqu’il est accessible sans danger, il peut révéler des équipements anciens, des protections détériorées ou des modifications peu lisibles. Il ne faut cependant ni retirer un capot ni toucher aux conducteurs pour examiner l’installation pendant une visite.
La présence de vieux fusibles n’est pas, isolément, une preuve de danger immédiat. À l’inverse, un tableau visuellement récent ne garantit pas que la mise à la terre, les protections différentielles et les circuits sont correctement réalisés.
Les éléments à signaler au propriétaire ou au professionnel comprennent notamment :
- des prises cassées, descellées ou présentant des traces de surchauffe ;
- des gaines détériorées ou des conducteurs accessibles ;
- des équipements situés dans des zones humides qui semblent inadaptés ;
- un tableau impossible à identifier ou dont les protections paraissent détériorées ;
- des ajouts électriques apparents réalisés sans information sur leur conformité.
Il est pertinent de demander la date des dernières interventions, les factures disponibles et, lorsque les travaux le justifient, l’attestation de conformité correspondante. Une attestation Consuel peut, dans certaines conditions réglementaires, remplacer le diagnostic électrique.
Pour la vente ou la location d’un logement dont l’installation intérieure d’électricité a plus de quinze ans, un état réglementaire est en principe exigé, sous réserve des exceptions prévues. Il porte sur des points déterminés, notamment certaines protections, la mise à la terre et les risques liés aux matériels accessibles.
Un rapport présentant des anomalies ne signifie pas nécessairement que la vente est impossible. Il donne à l’acheteur des informations à examiner et peut conduire à demander le chiffrage d’une intervention. Pour une future mise en location, le propriétaire doit également tenir compte de ses obligations de sécurité et de décence.
Les conséquences assurantielles d’une installation défectueuse dépendent des circonstances du sinistre et des garanties du contrat. Il serait donc excessif d’affirmer que toute anomalie entraîne automatiquement un refus d’indemnisation.
Ces observations deviennent particulièrement utiles lorsqu’elles sont consignées avant l’offre d’achat et rapprochées des conclusions du dossier de diagnostic technique.
À retenir avant de formuler une offre
- Demander les rapports disponibles et distinguer les anomalies réellement signalées des simples indices observés pendant la visite.
- Identifier les travaux susceptibles de modifier le budget total, en recherchant des estimations professionnelles lorsque les enjeux le justifient.
- Conserver une trace des informations reçues et faire préciser les incertitudes importantes avant de s’engager contractuellement.
Comment préparer un achat immobilier sans découvrir les risques après l’offre ?
Pour préparer un achat immobilier sans découvrir tardivement des risques majeurs, demandez les diagnostics disponibles avant l’offre, examinez leurs conclusions et identifiez ce qu’ils ne couvrent pas. Les points techniques importants doivent être clarifiés avec le vendeur et les professionnels compétents, puis intégrés si nécessaire aux conditions de la négociation ou de l’avant-contrat.
Le DDT constitue un premier niveau d’information. Il permet d’identifier des risques réglementés, mais ne remplace pas une expertise générale du bâtiment. Il ne garantit notamment ni la solidité de la structure, ni l’absence d’humidité cachée, ni le bon état de tous les équipements.
Un acheteur prudent doit donc rapprocher les rapports de ses observations pendant la visite, des informations figurant dans l’annonce et des réponses apportées par le vendeur. Les incohérences ne prouvent pas nécessairement une dissimulation, mais elles justifient des questions précises.
Avant de fixer son prix, il peut notamment demander :
- la version complète et lisible des diagnostics disponibles ;
- les explications relatives aux anomalies signalées ;
- les justificatifs des travaux récents et des interventions importantes ;
- les informations pertinentes sur la copropriété, si le bien est concerné ;
- des devis ou avis professionnels sur les postes techniques présentant un risque significatif.
Le prix de vente doit être apprécié à partir du coût global prévisible de l’opération. Un logement moins cher mais nécessitant des travaux importants peut représenter un engagement financier supérieur à celui d’un logement mieux entretenu. Un scénario de rénovation non chiffré ne constitue pas une garantie de faisabilité.
Lorsque certains points ne peuvent pas être clarifiés immédiatement, la rédaction de l’avant-contrat devient déterminante. Une condition suspensive spécifiquement liée à des investigations complémentaires peut parfois être négociée, sous réserve d’une rédaction précise et de l’accord des parties. Elle ne doit pas être présumée acquise : ses modalités et ses effets doivent être examinés avec le notaire.
Il importe également de distinguer un risque connu et accepté d’un défaut caché qui répondrait aux conditions légales de la garantie des vices cachés. Cette dernière ne s’applique pas automatiquement à toute anomalie découverte après l’acquisition. La nature du défaut, sa gravité, son antériorité et les stipulations contractuelles peuvent être déterminantes.
Conserver les diagnostics datés, les échanges écrits et les pièces transmises permet de documenter les informations effectivement reçues. Ce suivi est utile pour prendre une décision éclairée et, si un litige survient, établir les circonstances de la transaction.
Le notaire peut aider à déterminer les documents à obtenir, à apprécier les conséquences juridiques d’une absence et à organiser les vérifications nécessaires avant signature. Pour les questions techniques dépassant le périmètre réglementaire des diagnostics, l’intervention d’un professionnel compétent reste préférable.
La prochaine étape consiste à transmettre au notaire les questions encore ouvertes, à faire évaluer les risques techniques significatifs et à vérifier que les conditions de l’avant-contrat reflètent effectivement les points négociés.
Peut-on vendre un logement avec des anomalies dans les diagnostics ?
Oui, de nombreuses anomalies constatées dans les diagnostics n’interdisent pas automatiquement la vente. Le vendeur doit néanmoins respecter ses obligations d’information, remettre les documents requis et tenir compte des éventuelles mesures particulières imposées par les textes. L’acquéreur peut intégrer les travaux nécessaires à sa négociation.
Un diagnostic immobilier établi par un ancien propriétaire reste-t-il utilisable ?
Certains diagnostics peuvent être réutilisés lorsqu’ils restent valables et correspondent effectivement au bien concerné. Il faut toutefois vérifier leur date, leur périmètre et les règles propres à chaque document. Le vendeur actuel demeure responsable de fournir le dossier requis pour son opération.
Le diagnostic immobilier oblige-t-il le vendeur à réaliser tous les travaux mentionnés ?
Non, les recommandations d’un diagnostic ne constituent pas toutes des obligations de travaux. Certaines situations peuvent toutefois déclencher des mesures réglementaires spécifiques, notamment en matière de risques sanitaires ou de sécurité. Il faut distinguer les conseils d’amélioration, les anomalies constatées et les obligations légales particulières.
Qui paie les diagnostics immobiliers lors d’une vente ?
Le vendeur doit fournir le dossier de diagnostic technique et prend normalement en charge sa constitution. Les parties peuvent prévoir certains aménagements financiers dans les conditions légalement admises, mais un accord sur les coûts ne supprime pas les obligations réglementaires de remise des documents.
Un DPE favorable garantit-il une faible facture de chauffage ?
Non. Le DPE repose sur une méthode conventionnelle qui décrit la performance énergétique et climatique du logement. Les dépenses réelles varient selon les habitudes des occupants, les conditions d’utilisation et les prix de l’énergie. Il faut donc examiner les équipements et l’état du bâtiment sans assimiler l’estimation réglementaire à une facture garantie.